Exposition Vorago à Dijon du 9 au 30 juin 2017

Du

9 vendredi juin 2017

au

30 vendredi juin 2017

14h00 • 18h30

Les Ateliers Vortex Les Ateliers Vortex

Prix: Gratuit

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VERNISSAGE

Vendredi 9 juin, à partir de 18h00

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EXPOSITION

9 - 30 juin 2017

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FINISSAGE

Soirée apéro multiple le 30 juin

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FIONA LINDRON

Cinéaste, vit et travaille à Dijon,

"Chez Fiona Lindron, on assiste à la constitution d'un univers fictionnel à partir de fragments prélevés dans la réalité, lors de rencontres bien souvent provoquées. Elle entretient d'ailleurs un écart particulièrement ténu entre ses personnages et sa propre personne. Ses vidéos portent en elles l'énoncé de leur authenticité comme de leur artificialité -tout dépend si l'on y croit ou pas.

Cette ambiguïté, singulièrement exploitée, lui permet de questionner l'unité fictive et l'effet de réel auxquels le cinéma reste souvent très attaché. Ses fictions sont nourries du cinéma -des fictions auxquelles il manquerait le début et la fin, des fictions sans narration. Cette suspension du récit est bien la singularité de l'écriture de Fiona Lindron qui nous met à l'épreuve d'une résolution toujours repoussée.

Les ressorts de ses histoires sont souvent la solitude de l'individu et les états émotionnels tels que l'attente, le désir, l'angoisse ou l'ennui.

L'action n'y est souvent vécue que par un ou deux personnages. Son idée de la beauté, qui peut surgir de façon inattendue au sein de l'ordinaire d'une cité HLM dans la course effrénée d'une jeune femme au pieds nus dans une robe de satin bleu, n'est jamais éloignée de la mort : les vanités de Fiona Lindron s'appellent memento, last strip ou bloodymary and stigmate show... On n'oubliera pas non plus le trouble, la violence des rapports envers l'élément qu'il soit urbain (grillages) ou naturel (herbe).

La motivation, c'est la rencontre. Mais on ne peut pas dire que la caractéristique la plus remarquable du bateau de pêche sur lequel elle embarque en 2008 pendant plusieurs semaines soit la sociabilité... Ce projet consiste là encore à prendre des images, à filmer des hommes embarqués. Le film tiré de cette expérience, pour le coup réellement vécue, se déploie sous la forme d'une énigme où l'identité du lieu ne se révèle que progressivement. Elle parvient à rendre tout ceci inquiétant, énigmatique. Elle se sert de la vidéo pour voir ce qu'habituellement on ne voit pas, pour obtenir des gens ce qu'ils ne donnent pas naturellement. Quand elle fait poser tel marin pêcheur, ce qui est perdu en naturel se trouve converti en un potentiel spéculatif.

La caméra dérive dans l'espace, dans l'étendue bleue de la mer et du ciel où s'abîment les repères perceptifs du spectateur. L'utilisation des vibrations, cliquetis et grincements, crée un sentiment d'enfermement à l'extérieur. Le film ménage une atmosphère étrange oscillant entre tension et apaisement. Bourdonnement des machines. Bourdonnement du silence. Le bateau est un lieu à la fois intrigant et magique qui soulève des questions au-delà de ce qu'il est. L'utilisation du hors champ est telle qu'il est aisé de s'y immiscer et de se raconter des histoires. En fonction de ce que le spectateur projette dans ces images ambiguës, le surnaturel et le fantastique ne sont pas loin.

Cette posture, cette attitude, c'est vouloir s'absenter du monde, fabriquer de toutes pièces un univers qui feint de nier le temps de la société afin d'instaurer celui de ses fictions, de ses pensées, de ses fantasmes. Comme une réalité plus forte, le regard de Fiona Lindron défait le réel. Ses images provoquent des émotions profondes. Son travail s'articule sur la manière dont ses sensations, ses sentiments produisent une image possible. Dans une proximité des corps, elle filme les états émotionnels dans l'espace infime avant tout contact. Au coeur des préoccupations de Fiona Lindron, on ne croise ni la sphère de l'intime, ni la banalité du réel, mais plutôt la subtile transformation d'un réel vécu subjectivement en d'étranges autofictions."

Bertrand Charles

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ARTISTE INVITÉE : Julia Kremer

Vit et travaille à Bruxelles depuis 2008

En prenant comme point de départ la photocopie, pour laquelle il suffit (en principe) d'appuyer sur le bouton, Julia Kremer va trouver le moyen d'utiliser tout ce que la machine lui met à disposition pour recomposer par éclatement, une image.

Elle nourrit sa photocopieuse noir et blanc de tout ce qui lui passe sous la main, les matières et les possibles lui semblent inépuisables.

En déchirant, assemblant, scotchant et collant tous les A3 qui sortent de sa photocopieuse, elle construit des images de deux mètres de haut minimum tel des grandes portes ouvertes sur un monde imaginaire composé des restes du nôtre.

Il n'y a pas de machine neutre. Elles produisent toutes des objets qui déterminent notre regard, Julia Kremer utilise la photocopieuse comme un outil de production dont l'histoire administrative devient un prétexte pour nous plonger dans des paysages mystérieux fait de grain et de bruit.

Site web : http://lesateliersvortex.com

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